Théau Giallurachis, Champion de France Universitaire de Judo

Théau Giallurachis, étudiant à Polytech a décroché le titre de Champion de France Universitaire. Il gagne ainsi sa qualification pour le Championnat d’Europe Universitaire qui aura lieu du 20 au 23 juillet à Zagreb !

Présentez-vous. 

Je m’appelle Théau GIALLURACHIS, je suis élève à Polytech Sorbonne en ROB 5 et sportif de haut niveau en judo. Vous ne me verrez pas trop sur le campus de Jussieu, je suis en stage de fin d’études à l’INSEP (qui est aussi le lieu où je m’entraîne tous les jours) dans le laboratoire Sport Expertise Performance (SEP).

Vous avez décroché le titre de Champion de France Universitaire. Comment vous sentez-vous après avoir remporté ce titre et qu’est-ce que cela signifie pour vous ? 

On est toujours heureux quand on remporte la victoire, mais celle-ci fait particulièrement plaisir. Je représente l’école et c’est un moyen de remercier l’ensemble des profs et personnels qui participent à la mise en place de mon cursus aménagé (scolaire) et la réalisation de mon double projet sportif et scolaire. Je suis dans une bonne dynamique et ça me met en confiance pour la suite.

Parlez-nous un peu de votre parcours pour arriver à ce niveau de compétition. 

J’ai commencé le judo vers l’âge de 5 ans, puis les premières compétitions arrivèrent. J’ai tout de suite aimé gagner. Après une dizaine d’années de pratique, je suis rentré au pôle espoir puis au pôle France de judo de Marseille avec un entraînement quotidien voire biquotidien. Mes résultats cadets et juniors (sélection équipe de France junior) m’ont ensuite permis de rentrer dans la cour des grands et intégrer l’institut national du sport de l’expertise et de la performance (l’INSEP). Je m’entraîne avec les meilleurs Français afin de performer au plus haut niveau.

Pouvez-vous nous décrire comment s’est déroulé votre championnat ? 

J’ai fait 6 combats pour remporter mon titre de champion de France universitaire. J’ai rencontré des adversaires de différents types, des gauchers, des droitiers, des combattants forts au sol, d’autres debout… J’ai gagné certains combats en marquant ippon sur des techniques de projections debout, par pénalité en étant tactique, ou encore au sol avec une immobilisation ou une clé de bras. En finale, je marque un avantage dès le début de la rencontre (waza-ari), j’ai ensuite géré mon avance tactiquement en empêchant mon adversaire d’attaquer. Dans les toutes dernières secondes du combat, je me fais surprendre et immobiliser au sol, mais je parvins rapidement à me dégager et à remporter le combat.

Comment avez-vous surmonté les défis et les obstacles qui se sont présentés au cours de votre entraînement et de la compétition ? 

L’entraînement au quotidien n’est pas une mince affaire, il faut s’accrocher malgré la fatigue, les déceptions, les blessures… Même si certain jour je n’ai pas envie, il faut aller à l’entraînement, c’est comme ça qu’on progresse. Une part importante vient du mental et de la motivation. Si on ne se donne pas les moyens d’atteindre ses objectifs et faire son maximum, mieux vaut arrêter immédiatement. C’est une perte de temps.

Sur une compétition, je prends combat après combat. Il faut être focus sur son prochain adversaire et non sur le potentiel prochain combattant 2 tours après. C’est le meilleur moyen de ne pas être bien concentré sur l’instant T.

Avez-vous des modèles ou des inspirations dans votre discipline sportive, et comment vous ont-ils influencé ? 

Je n’ai jamais vraiment eu de modèle ou d’idole à proprement parler mais je pense qu’il est bon de prendre chez chacun petit morceau par petit morceau les éléments qui me correspondent et qui me permettent de m’améliorer. J’admire les sportifs qui sont toujours présents dans les grands rendez-vous et qui se surpassent le jour J au bon moment.

Quels sont vos objectifs pour l’avenir dans votre discipline sportive, et comment espérez-vous atteindre ces objectifs ? 

J’ai plusieurs objectifs pour le reste de la saison.  Tout d’abord le championnat de France par équipe de club avec Sucy Judo. Ensuite le championnat d’Europe Universitaire cet été où j’irai chercher l’or. Et enfin le championnat de France FFJDA (fédéral) en novembre qui sera déterminant pour la saison internationale prochaine.

Un petit mot ou une phrase pour conclure l’interview ? 

« Force et Honneur » la devise des gladiateurs, inculquée lors de mes années au pôle espoir de Marseille, me suis toujours de partout ahah.

Aller au contenu principal